La ligne de recherche « Basse Définition » a débuté en octobre 2008 et s’achèvera en juin 2011. Elle associe trois écoles d’art, Quimper, Valence et Annecy, deux universités, Paris 1 et Grenoble 2, l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST) ainsi que le centre d’art OUI de Grenoble. Elle se donne pour objectif d’étudier et d’accompagner les manières de faire issues de la fréquentation d’internet et de la « révolution numérique » qui lui est associées, et de produire un appareil théorique et critique capable de rendre compte de ce changement de régime de perception.
" Basse Définition est une expression qui désigne la qualité des données techniques issues des modes de compression nécessaires à leur lisibilité sur internet et les appareils numériques. JPEG, MPEG, et MP3 sont ainsi des acronymes familiers des usagers qui, au-delà d’une simple compatibilité technique, pose la question des usages et de l’expérience artistique. Volatiles et nomades, ces images, textes et sons, partagés sur des supports temporaires, impliquent d’autres manières de produire, diffuser et recevoir l’expression artistique".
Karine Lebrun
3 journées d’étude ont été consacrées à la ligne de recherche auront lieu à l’école les 8, 9 et 10 novembre 2010.
Dans une société où le mot d’ordre est « produire », où toute tentative de décapitalisation est immédiatement réinvestie dans de nouveaux modèles économiques, comment peut-on individuellement et collectivement inventer d’autres manières de faire ? Quelles sont les possibilités de détachement à l’œuvre sans pour autant être marginalisé et hors du monde ?
